Présentation du centre

Le seul centre de recherche en santé déployé en Montérégie et au Saguenay – Lac-Saint-Jean, le Centre de recherche Charles-Le Moyne – Saguenay – Lac-Saint-Jean sur les innovations en santé (CR-CSIS) est le fruit d’une alliance scientifique, stratégique et administrative entre le CISSS de la Montérégie-Centre (CISSSMC), le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CIUSSSSLSJ) et l’Université de Sherbrooke (UdeS). Depuis sa création, le CR-CSIS ne cesse de se développer autour de l’engagement à améliorer l’accès à la santé pour des clientèles spécifiques, majoritairement vulnérables et souvent orphelines.

Le CR-CSIS structure la recherche en-dehors des grands centres au Québec depuis près de 25 ans. Véritable levier de transformation des pratiques et de la culture au sein de nos établissements et de nos régions, le CR-CSIS contribue à mieux appréhender les enjeux d’accès à la santé dans les contextes particuliers. Constitué d’un amalgame de milieux ruraux, suburbains et urbains, le territoire couvert est un laboratoire vivant, unique et idéal offrant aux chercheurs une très grande diversité de participants aux plans géographique, sociodémographique et épidémiologique. Partenaire des acteurs des communautés qu’il sert, le CR-CSIS sait rassembler les conditions essentielles à la mise en œuvre des connaissances sur le terrain et à l’implantation d’innovations en santé adaptables à différents milieux.

Deux régions

 

Le CR-CSIS : plus de 20 ans de recherche

En 1992, Dr André Bellavance, neurologue à l’Hôpital Charles-Le Moyne (HCLM), entreprend les premières démarches qui mèneront à la création du Centre de recherche en juin 1995 et à la constitution d’un comité de déontologie de la recherche sous la présidence du Dr Henri Navert. Ces deux cliniciens-chercheurs désireux d’ancrer la recherche dans les activités quotidiennes ont jeté les fondations du Centre de recherche Charles-Le Moyne – Saguenay–Lac-Saint-Jean sur les innovations en santé (CR-CSIS).

« Ayant une formation en recherche fondamentale (PhD en physiologie), j’ai toujours rêvé d’intéresser mes confrères à la recherche. »  «
André Bellavance, M.D., P.h. D., F.R.C.P. (C), directeur fondateur du CR-HCLM de 1995 à 2000.

Dès novembre 1995, le projet Prévicap, en réadaptation au travail, mis sur pied par le Dr Patrick Loisel, est identifié comme une priorité régionale et est financé par la Régie régionale. Quatre ans plus tard, avec l’aide de Dr Luc Boileau et conformément aux plans de développement de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke (UdeS), de la Régie régionale de la Montérégie et de l’HCLM, le Centre de recherche se donne comme objectif de développer un axe de recherche évaluative et organisationnelle sur les soins de santé sous la gouverne de Danièle Roberge. En 2002, la Régie régionale et la Fondation HCLM accordent un important appui financier au Centre de recherche pour le développement de la recherche.

Dr Bellavance, bien qu’encore impliqué à ce jour dans la recherche, passe le flambeau de la direction à Dr Frédéric Paccaud au passage à l’an 2000. En 2001, Dr Jean Cusson reprend les rênes et demeure 13 ans à la tête du Centre de recherche avant de céder la place à Pr Jean-Louis Denis, auquel Dre Maryse Guay, actuelle directrice, succède en 2016.

D’abord uniquement situé à l’Hôpital Charles-Le Moyne, le Centre de recherche ouvre, en 2005, un nouveau site pour les chercheurs en santé des populations qui se trouvent maintenant au Campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke. En parallèle, des liens se sont tissés au fil des ans avec les chercheurs des CSSS de Chicoutimi et de Jonquière. Dès 2008, Dr Martin Fortin, aujourd’hui directeur de la recherche au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, devient chercheur associé au Centre de recherche. En 2014, quatre professeurs-chercheurs de Saguenay deviennent chercheurs réguliers. En 2018, le Centre de recherche – Hôpital Charles-Le Moyne change son nom pour CR-CSIS afin de refléter l’importance de l’axe de recherche situé au Saguenay.

Ces bâtisseurs qui ont cru en l’importance de la recherche à l’Hôpital Charles-Le Moyne ont fait un ouvrage colossal depuis plus de 20 ans. Ils ont aussi pu compter sur les indéfectibles partenaires que sont la Fondation de l’Hôpital Charles-Le Moyne, la Fondation de ma vie à Saguenay, l’Université de Sherbrooke, le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS) et, bien évidemment, ce qui est maintenant le CISSS de la Montérégie-Centre et le CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La mission des nos chercheurs est l’engagement académique pour l’accès à la santé

La vision commune des chercheurs et des partenaires du CR-CSIS est de transformer les communautés par une approche pragmatique de proximité auprès des individus et des organisations. Les travaux de recherche visent autant la personne (le patient, l’usager, le clinicien, le gestionnaire) et son environnement (famille, proches, personnes du milieu de travail) que le système de santé.

Ces travaux se déploient en deux grands axes interdépendants et complémentaires :

  1. La recherche sur les trajectoires de vie en santé : prévention et traitement qui se concentre davantage sur l’individu.
  2. La recherche sur les politiques, l’organisation et l’évaluation des systèmes de santé.

La recherche sert de courroie de transmission entre les deux axes, employant une diversité de méthodes dans différents champs de recherche. Le fait que nos équipes de recherche soient systématiquement interdisciplinaires et axées sur le continuum de vie, distingue aussi le CR-CSIS.

En conformité avec le cadre réglementaire national et international sur la conduite responsable de la recherche, bénéficie du soutien de deux Comités d’éthique de la recherche (CÉR) situés au CIUSSS du SLSJ et au CISSSMC. Chaque CER a pour mandat de s’assurer de la protection des participants aux projets de recherche. Dans cette perspective, il doit évaluer, avant leur mise en œuvre et au cours de leur réalisation, la conformité aux règles et l’acceptabilité sur le plan éthique des projets de recherche.

Le CER a le pouvoir d’approuver les aspects éthiques et scientifiques recoupant l’éthique de l’ensemble du projet. Ainsi, le CER peut exiger une modification, refuser ou arrêter la poursuite d’un tel projet. Pour ce faire, il prend en considération les exigences éthiques des organismes subventionnaires, tel que l’EPTC2, celles des organismes professionnels, les lois et les politiques gouvernementales canadiennes et québécoises (Fonds de recherche du Québec et MSSS), ainsi que les codes d’éthique internationaux

Les activités et les décisions du CER ne modifient et ne réduisent en rien les responsabilités des chercheurs face à la protection des participants. Le CER a également pour rôle de sensibiliser les chercheurs aux questions éthiques soulevées par la recherche et de leur donner le soutien nécessaire en leur fournissant la formation et les informations et les formations appropriées.

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